Des heures d’angoisse plutôt que d’euphorie, Georges Simenon

Dès que j’ai essayé de créer, cela a été pour moi une peine, des heures d’angoisse plutôt que d’euphorie. Plus j’avançais, plus cela devenait difficile, ou, ce qui est plus exact, plus j’avais le trac. Ce trac-là atteint maintenant une telle intensité que j’en suis physiquement malade les jours qui précèdent le début d’un d’un roman et le premier matin.

Georges Simenon, extrait du premier chapitre de Quand j’étais vieux, (1970, Presses de la Cité)

Fasciné par le papier, Georges Simenon

Dès l’âge de sept ou huit ans, j’étais fasciné par le papier, le crayon, la gomme et une papeterie avait plus d’attrait pour moi qu’une confiserie ou une pâtisserie. J’en aimais l’odeur. Certains crayons jaunes, trop durs pour qu’on s’en serve à l’école, me paraissaient plus nobles, plus aristocratiques que n’importe quel objet.

Georges Simenon, extrait du 1er chapitre de Quand j’étais vieux (1970 aux Presses de la Cité)