Lune de miel, Claude Roy

On nomme lune de miel cette absence d’esprit et cette présence de corps qui rendent les amants distraits, et d’abord sur eux-mêmes, qui font prendre les plaisirs pour des vertus, les vessies pour des lanternes, un corps laiteux pour une raison d’être.

Claude Roy, extrait du chapitre Rembrandt dans l’essai L’amour de la peinture (1987, Éditions Gallimard)