Des heures d’angoisse plutôt que d’euphorie, Georges Simenon

Dès que j’ai essayé de créer, cela a été pour moi une peine, des heures d’angoisse plutôt que d’euphorie. Plus j’avançais, plus cela devenait difficile, ou, ce qui est plus exact, plus j’avais le trac. Ce trac-là atteint maintenant une telle intensité que j’en suis physiquement malade les jours qui précèdent le début d’un d’un roman et le premier matin.

Georges Simenon, extrait du premier chapitre de Quand j’étais vieux, (1970, Presses de la Cité)